Fédération des Associations pour le Don d'Organes et de Tissus humains

Le film Réparer les vivants dans les salles

Publié le : 17-10-2016

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Un film sur le don et la greffe d’organes

Adapté du roman éponyme de Maylis de Kerangal, le film « Réparer les vivants » sort en salle le 1er novembre 2016. Ce « long métrage émouvant », de la réalisatrice Katell Quillévéré, avec Emmanuelle Seigner et Tahar Rahim, a été présenté récemment à la Mostra de Venise.

Un roman à succès sur le Don d’Organes adapté à l’écran, c’est une bonne occasion pour les bénévoles de FRANCE ADOT de communiquer largement sur le sujet.

A chaque ADOT de participer localement aux débats organisés à l’occasion de cette diffusion, voire de les mettre en place en collaboration avec les responsables des salles de cinéma.

Déjà adapté deux fois au théâtre, « Réparer les vivants« , le livre poignant de Maylis de Kerangal avait été l’un des succès littéraires de l’année 2014 en France, avec plus de 200.000 exemplaires vendus. Il avait remporté plusieurs prix, dont le Grand Prix RTL-Lire.

 

La bande annonce

Le synopsis du film

Tout commence au petit jour dans une mer déchaînée avec trois jeunes surfeurs. Quelques heures plus tard, sur le chemin du retour, c’est l’accident. Désormais suspendue aux machines dans un hôpital du Havre, la vie de Simon n’est plus qu’un leurre. Au même moment, à Paris, une femme attend la greffe providentielle qui pourra prolonger sa vie…

En savoir plus …

On en parle

Cinéphile averti, Philippe Dousseau (le secrétaire salarié de FRANCE ADOT) nous donne son ressenti à l’issue de la projection en avant première au Mégarama d’Angoulême :

« Une dernière vague. La plus belle. Simon est passionné de surf et il aime Juliette. Il a 17 ans. Il a la vie devant lui. Le sort va en décider autrement.
Une dernière soirée avec ses fils. Une dernière nuit dans les bras d’une amie. Claire a voyagé et s’est découverte autour du monde. Elle a la cinquantaine et sa vie s’achève. Le choix d’inconnus va la démentir.

L’enjeu, c’est le don d’organes.
Le lien dramatique, c’est une question : que feriez-vous à la mort d’un proche ?
Ce qui sous-tend l’adaptation du roman de Maylis De Kerangal, c’est la vie à tout prix.

La réalisatrice, Katell Quillévéré, et son co-scénariste ont joué avec les non-dits, la pudeur des sentiments, les tourments intérieurs et les ellipses. Naturellement, en ce cas, ils ont adopté un parti-pris : le livre jouait sur l’intellect (car très documenté et fouillé), le film sera un reflet de l’affect (avec cette même question : que feriez-vous …).
Un message s’impose alors : il ne faut pas tant parler de refus du don, mais de refus de la mort.
Dès lors, chaque image prend une résonance évidente : un garçon qui court au-devant d’une fille, des parents qui refont des gestes quotidiens, regarder un film en famille comme avant, des plans qui se répondent … C’est la vie qui se poursuit.

De cette dichotomie, tous les protagonistes du film, qu’ils soient parents, amis ou soignants (les acteurs sont d’ailleurs au diapason) font le constat. Ils sont pleinement au service de l’histoire. Quelques digressions sur l’intimité de certains personnages, quelques raccourcis (le film dure toute de même 1h43) ne changent rien à l’affaire.

Tenu par l’idée de transmission, le film aide à la compréhension d’un sujet sensible et au dialogue entre générations.
Réparer les vivants’ est un beau film qui a tout d’un grand « .